Communications scientifiques

Conference paper. Conférence internationale Biosphère & Développement durable – 24-26 Juillet 2019 – organisée par le Palawan Council for Sustainable Development (PCSD)

 

Résumé : La pêche à la dynamite est une pratique courante dans toute l’Asie du Sud-Est et constitue l’une des principales causes de la dégradation des récifs aux Philippines. En 2016, la Fondation Environnementale Sulubaai (SEF) a établi une aire marine protégée (AMP) sur l’île de Pangatalan (Shark Fin Bay) et conçu un modèle de récif artificiel en béton, le Sulu-Reef-Prothesis (SRP), afin de restaurer le récif local dégradé. Le SRP est décliné en 3 types : le SRP-1000 (0,37 m2), le SRP-700 (0,28 m2) et le SRP-450 (0,2 m2). Depuis 2017, la SEF a déployé plus de 200 SRP de divers types sur les zones de débris coralliens à l’intérieur de l’AMP pour un total de 178 m2 de surface artificielle disponible pour le recrutement. Cette nouvelle technique de restauration a permis d’attacher plus de 1600 fragments de coraux appartenant à 15 genres de coraux pour un total de 28 espèces différentes. Les résultats montrent un taux de survie de 76,63% et un taux d’attachement supérieur à 70%. La croissance (en volume écologique) des formes ramifiées semble être significativement influencée par la taille de la colonie installée sur le SRP, tandis que ce facteur ne semble pas influencer la croissance des formes massives et fines. Cette nouvelle technique a le potentiel de renforcer la résilience de récifs coralliens notamment en permettant de travailler avec différents genres en augmentant et/ ou en maintenant la biodiversité locale

 

Conference paper. Conférence internationale Biosphère & Développement durable – 24-26 Juillet 2019 – organisée par le Palawan Council for Sustainable Development (PCSD)

 

Résumé : La Fondation Environnementale Sulubaai (SEF), organisation philippine à but non lucratif créée en 2012, s’est consacrée à la protection de l’écosystème au moyen d’actions ciblées, et un développement durable sur l’île de Pangatalan (Shark Fin Bay). Avant 2012, la végétation était exploitée pour produire du charbon de bois, une activité très impactante qui n’a laissé que 306 arbres sur l’île. Les études marines ont révélé une situation similaire sous l’eau, avec plus de 60% des récifs coralliens détruits par la pêche à la dynamite. Au fil du temps, la SEF a planté plus de 50 000 plantes indigènes et 9 000 arbres de mangrove. L’un des objectifs de la SEF est de préserver les ressources naturelles, c’est pourquoi en 2016 une aire marine protégée a été mise en place accompagnée d’un projet de restauration des coraux. Par ailleurs la SEF cherche a être exemplaire en terme de développement durable. Ainsi, 85% de l’électricité utilisée sur l’île provient d’un système de panneaux solaires de 20 kW, faisant de l’île Palangatan un lieu  » zéro émission de carbone ». La nourriture provient d’une ferme biologique de 2 ha initiée et développée par la fondation sur la terre principale à proximité de l’île. L’eau utilisée sur l’île provient de la montagne située à proximité, grâce à un système basé sur la gravité, ne consommant pas d’énergie. La SEF recycle et utilise des matériaux recyclés : le bois de construction provient de vieux bâtiments des villages environnants et les déchets matériels (fer, bois, par exemple) sont donnés à ceux qui le réutilisent. Avec sa politique « zéro émission de carbone » et ses actions respectueuses de l’environnement, le SEF peut être considéré comme un exemple de mise en œuvre des stratégies des réserves de la biosphère dans les domaines de la conservation des écosystèmes, du développement durable et de la restauration des ressources naturelles surexploitées.